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Qu’est ce qu’une prépa maths sup ?

Une fois leurs cursus lycéen achevé, les étudiants peuvent choisir de poursuivre leurs études. Ceux qui souhaitent intégrer des écoles de hauts niveaux (ingénieurs, normal sup, polytechnique), doivent passer un concours très sélectif, que peu réussissent. Afin de se préparer au mieux à ces tests d’entrée, il est conseillé d’effectuer une prépa maths sup. Dans cet article, nous vous donnons toutes les clés pour bien comprendre l’intérêt et le contenu de cette classe préparatoire de haut rang.

Pourquoi faire maths sup ?

La classe préparatoire maths sup, est un cursus qui permet de préparer les étudiants aux concours d’entrée des grandes écoles d’ingénieurs, écoles normales supérieures et école polytechnique. 

Seulement, les concours sont d’un niveau tel, qu’il n’est presque jamais envisageable de les passer, sans avoir auparavant, effectué une classe préparatoire. C’est dans cet esprit que la prépa maths sup a été créée. 

Durant leur cursus, les élèves peuvent ainsi acquérir toutes les connaissances et les méthodes de travail nécessaires, afin de mettre le maximum de chances de leur côté, pour réussir les concours.

Le programme d’une prépa maths sup

En prépa maths sup, il existe 4 filières possibles : MPSI, PCSI, PTSI et BCPST. Chacune de ces filières à ses particularités et ses spécialisations. Ainsi :

  • Maths sup MPSI s’adresse aux étudiants qui souhaitent obtenir un enseignement basé sur les mathématiques.
  • Maths sup PCSI est davantage destinée aux élèves qui souhaitent une spécialisation en physique et chimie.
  • Maths sup PTSI permet aux étudiants de trouver un équilibre entre les différentes matières (mathématiques, physique/chimie), avec les sciences de l’ingénieur comme matière phare. 
  • Maths sup BCPST propose un enseignement basé principalement sur les sciences et vie de la terre et les mathématiques. Un cursus idéal pour ceux qui souhaitent devenir vétérinaires. 

Ainsi, les différentes spécialisations permettent d’obtenir un enseignement plus ou moins appuyé dans certaines matières. Le tout en gardant un intérêt appuyé pour les mathématiques.

Une prépa difficile et intensive

Le rythme de la classe prépa maths sup est très différent de celui du lycée. Les étudiants doivent très rapidement se mettre dans le bain, pour ne pas se retrouver noyés très rapidement dans le programme. Chaque matière compte et l’ensemble des devoirs surveillés (DS) et devoirs maison (DM), doit être pris au sérieux. Les révisions doivent être régulières et intensives.

Il n’est pas rare de voir certains étudiants abandonner en cours de route, tant le rythme et la rigueur sont élevés dans ce type de cursus.

Réussir maths sup grâce à des cours en ligne

Si certains élèves s’accrochent, d’autres ont parfois du mal à garder la tête hors de l’eau. Il faut donc réagir très vite, pour ne pas risquer l’échec. Pour combler leurs lacunes, rattraper les retards accumulés et se remettre à niveau en maths sup, les étudiants peuvent suivre des cours en ligne et des stages intensifs, comme ceux que nous proposons chez Cours des Grands.

L’idée est de leur permettre d’obtenir les bonnes méthodes de travail. Par ailleurs, cela leur permet de prendre confiance en eux et d’aborder plus sereinement les examens et les futurs concours.

Chez Cours des Grands, pas moins de 90% de nos étudiants en maths sup, ont réussi un concours comme celui de Polytechnique, les Mines Paris Tech, Centrale Supélec ou encore l’ENSAE. 

La prépa maths sup est un cursus quasi indispensable, pour accéder à des formations supérieures de très haut niveau, dont les concours de sélection sont parmi les plus dures du pays. La classe préparatoire est une formation très intensive et difficile, les étudiants doivent donc faire preuve de rigueur, de pugnacité et ne pas hésiter à suivre des cours en ligne pour compléter et valider leur apprentissage.

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Comment postuler à une prépa maths sup ?

Les élèves qui souhaitent intégrer certaines écoles supérieures, à l’issue de leur cursus au lycée, doivent passer par une classe préparatoire. Pour ceux qui souhaitent se spécialiser dans des domaines scientifiques, la prépa maths sup, est recommandée. Mais alors, comment postuler et être sélectionné, pour démarrer cette formation ? Dans cet article, nous vous expliquons le processus à respecter, pour tenter de faire maths sup.

Rappel sur la prépa maths sup

Revenons tout d’abord sur l’utilité de faire maths sup. Cette classe préparatoire de très haut niveau, permet aux étudiants de se préparer au mieux, à passer les concours de certaines grandes écoles. Il s’agit notamment de tenter d’intégrer des écoles d’ingénieurs, une école normale supérieure ou encore l’école Polytechnique.

La classe prépa maths sup, donne la possibilité aux élèves de choisir parmi 4 spécialités scientifiques :

● La prépa maths sup MPSI : concentrée autour des mathématiques, de la physique et des sciences de l’ingénieur.

● La prépa PCSI : focalisée sur la physique, la chimie et les sciences de l’ingénieur.

● La prépa PTSI : centrée sur la physique, la technologie et les sciences de l’ingénieur.

● La prépa BCPST : basée sur la biologie, la chimie, la physique et les sciences de la Terre.

Mais alors, comment faire pour rejoindre les rangs de cette prestigieuse classe préparatoire ? C’est la question que se pose de nombreux lycéens, qui envisagent d’entrer dans cette formation.

La procédure pour postuler à maths sup

Bien évidemment, tous les étudiants en maths sup, ne sortent pas du lycée. Certains ont déjà effectué des formations supérieures, et devront postuler en candidat libre, pour tenter d’intégrer la classe préparatoire. Cependant, le parcours le plus “classique”, sur lequel nous nous attardons aujourd’hui, est celui d’un lycéen qui s’apprête à passer son baccalauréat.

L’inscription sur la plateforme Parcoursup :

Parcoursup, est une plateforme nationale créée par l’Etat Français. Elle permet aux lycéens et à certains étudiants en réorientation, de faire leur pré-inscription en première année d’enseignement supérieur. Voici concrètement comment cela fonctionne :

● Les lycéens en classe de terminale, doivent commencer par s’inscrire sur la plateforme entre novembre et janvier. Ils peuvent ainsi découvrir les formations, s’informer sur les établissements, etc. Cela leur permet également de commencer à préparer leur dossier d’inscription.

● Ensuite, entre le mois de janvier et le mois d’avril, ils formulent des vœux et des sous-vœux, en indiquant les formations et les établissements qui les intéressent, pour poursuivre leurs études.

● Du mois d’avril au mois de mai, les établissements examinent les vœux et étudient les dossiers.

● Enfin, entre le mois de mai et le mois de juillet, les étudiants reçoivent les réponses des formations. S’ils ont plusieurs réponses positives, ils peuvent choisir celle qu’ils rejoindront à la rentrée suivante.

À l’issue de ce processus, les élèves doivent finaliser leur inscription, auprès de l’établissement qu’ils ont sélectionné.

Intégrer la maths sup dans ses vœux et sous-vœux :

Concrètement, les étudiants qui souhaitent intégrer une prépa maths sup, doivent indiquer cela dans les vœux qu’ils formulent, sur Parcoursup. Par exemple, si Juliette veut faire maths sup, dans la filière PTSI, elle peut sélectionner ce vœux et indiquer en sous-vœux les différents établissements qui l’intéressent. Autre exemple, si Paul vise quelques établissements particuliers, il peut mettre en vœux les différentes filières de maths sup (PTSI, MPSI, PCSI, BCPST) et en sous-vœux les 4 établissements visés. De cette manière, il maximise ses chances d’y accéder.

Les critères de sélection pour faire maths sup

Vous l’avez compris, l’entrée en prépa maths sup, se fait sur dossier. Les recruteurs se basent sur différents critères, pour faire leur choix. Ils privilégient les profils :

● Qui ont un niveau scolaire global très satisfaisant et régulier (bulletins scolaires).

● Qui sont particulièrement motivés et travailleur (appréciations, notes).

● Qui font preuve d’ouverture d’esprit et curiosité (loisirs, options choisies…).

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Quelles aides financières pour ses études en Prépa?

Quelles aides financières pour ses études en Prépa?

Pour ceux d’entre vous qui envisageraient d’avoir un job étudiant en parallèle de vos études en CPGE, nous vous le disons d’emblée: c’est une très mauvaise idée. La prépa nécessite un investissement total, et ce travail nuirait considérablement à votre réussite. D’autant qu’il existe plusieurs dispositifs de financement ou bourse pour la Prépa qui vous permettent de vous concentrer uniquement sur vos études.

La bourse du CROUS

Ce sont les Centres Régionaux des Oeuvres Universitaires et Scolaires qui délivrent les bourses aux étudiants, sur critères sociaux, sur la base de la déclaration des revenus des parents. Un échelon est attribué (0 à 7), calculé sur le nombre d’enfants à charge, le revenu annuel, etc. L’échelon 0 correspond à une exonération des frais de scolarité, et l’échelon 7 à une bourse de 5000 euros pour 10 mois. Evidemment il est demandé à l’élève d’être assidu et de s’investir dans ses études. 

L’aide au mérite

Pour les élèves boursiers qui ont eu une mention Très Bien au baccalauréat, le ministère de l’enseignement supérieur offre également une bourse (de 900 euros par an, pour l’année scolaire 2015-2016)  

Bourse d’urgence

Au cas où vous êtes dans une situation d’extrême urgence (graves problèmes personnels, rupture avec votre famille, etc.), une bourse exceptionnelle peut vous etre attribuée par le fonds national d’aide d’urgence, à condition toutefois que vous ne soyez pas déjà boursier sur critères sociaux. Celle-ci s’élève à 1667 euros.  

Départements d’Outre Mer

Sachez également que les étudiants des DOM contraints de poursuivre leurs études en dehors de leur territoire, peuvent bénéficier sous certaines conditions d’un billet aller-retour par année scolaire. Vous trouverez plus d’informations sur www.ladom.fr.  

 

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Aides diverses

Certaines collectivités offrent également des aides financières que vous pouvez cumuler avec les bourses décrites plus haut. Certaines municipalités ont par exemple mis en place un RME (Revenu Minimum pour les Étudiants).  

Démarches administratives

Il est important d’avoir conscience des délais. Vous devez en effet constituer un Dossier Social Etudiant (DSE) sur  www.messervices.etudiant.gouv.fr, entre le 15 Janvier et le 30 Avril. C’est pendant l’été que vous recevrez un avis conditionnel, et vous aurez la confirmation à la rentrée. Retenez par ailleurs que votre bourse n’est pas renouvelée automatiquement, vous devez refaire une démarche chaque année.  

Frais d’inscription pour les concours

Notez enfin que les boursiers sont exemptés du règlement des frais d’inscription pour la plupart des concours d’entrée aux Grandes Écoles., cela représente une économie importante.  

Logement

Plusieurs solutions de logement s’offrent à vous durant votre CPGE.  

  • L’internat

Sans doute la moins onéreuse, elle vous permettra de résider là où vous étudiez, ce qui vous aidera à vous focaliser sur votre travail. Le prix est très accessible, puisqu’en moyenne les frais s’élèvent à 2000 euros par an. Beaucoup de prépas proposent des internats. Pour y postuler, vous devez en faire la demande lors de vos voeux sur APB.  

  • La résidence universitaire

Pour pouvoir bénéficier d’une chambre en résidence universitaire, il faut effectuer la demande en même temps que la demande de bourse. Les chambres sont attribuées par le CROUS sur la base de critères sociaux. Le prix des chambres meublées est très accessible puisque le loyer est de 220 euros par mois. Il existe également des studios à des prix entre 250 et 490 euros. Par ailleurs ces logements ouvrent droit à l’APL (Aide Personnalisée au Logement). Les démarches sont à effectuer sur le même site que celui utilisé pour la demande de bourse. Vous devez au préalable avoir constitué un DSE.  

  • Autres possibilités

Vous pouvez aussi chercher un logement privé. Vous aurez très souvent droit à l’ALS (Allocation au Logement Social), ou à l’APL. Vous trouverez de nombreuses informations sur le site de la CAF (www.caf.fr). Enfin plusieurs interlocuteurs peuvent vous aiguiller dans votre recherche. Entre autres, le Centre d’Information et de documentation pour la jeunesse (CIDJ, www.cidj.fr), ou l’Union Nationale pour l’Habitat des Jeunes (www.unhaj.fr).

 

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Réussir ses colles de Maths

Réussir ses colles de Maths

 

La colle (parfois écrit également « khôlle »)  est une des spécificités de la prépa. Durant une heure, vous êtes interrogé par groupe de trois, par un « colleur ». En général, après vous avoir posé une question de cours, celui-ci vous donne un exercice à résoudre. L’objectif des colles est de vous préparer aux oraux des concours.  

Comment s’y préparer?

Chaque semaine les colleurs reçoivent le programme de la semaine, sur lequel ils doivent interroger les élèves. En général votre enseignant est très explicite sur les chapitres qui ont été abordés. N’essayez donc surtout pas, durant la colle, de mentir au colleur en lui disant que la question de cours qu’il vous pose n’est pas au programme, ou que ça n’a pas encore été abordé; vous risquez de perdre toute crédibilité!

La première étape pour bien préparer votre colle est évidemment d’apprendre son cours. Comme nous l’expliquions dans cet article,  Cela signifie que vous devez être capable de donner les définitions, les propriétés, ainsi que les principales démonstrations. Le piège consiste ici à consacrer son temps de travail uniquement à de la lecture, sans être certain que vous êtes capable de pouvoir restituer les notions en question. On ne le répétera jamais assez, vous devez être actif dans votre apprentissage, et surtout ne pas vous cantonner à une posture de passivité qui vous donne l’impression de comprendre. Pour ça, il suffit de prendre votre programme de colle, et de vérifier que vous êtes capable de réécrire sur une feuille blanche chacune des définitions/propriétés/démonstrations du programme de colle. De la même manière, avant d’attaquer des exercices inédits, vérifiez que vous êtes capable de faire les exercices traités avec votre enseignant, qui mettent souvent en jeu des méthodes de raisonnement que vous serez amenés à revoir.  

 

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Pendant la colle

Après votre question de cours, votre interrogateur vous donnera un exercice, vous laissera réfléchir quelques minutes, puis vous demandera si vous avez pu avancer dans la résolution. Si vous pensez avoir résolu l’exercice, exposez clairement votre démarche. Autant que possible, faîtes un dessin!! Montrez que votre résolution est le fruit d’une démarche « scientifique ». Quand bien même c’était un exercice que vous aviez déjà fait, faites en sorte que la démonstration semble « naturelle ». Si toutefois votre colleur vous demande si vous aviez déjà vu l’exercice, soyez honnête, et dites que vous aviez effectivement traité un exercice similaire! Les colleurs ne sont pas des idiots, ils connaissent parfaitement la difficulté des exercices qu’ils donnent, et le verront tout de suite si vous vous amusiez à leur mentir…

Si toutefois vous n’avez pas trouvé la solution, exposez leur votre réflexion. Il y a toujours des choses à dire!! Si c’est un résultat à montrer « pour tout entier n », montrez que le résultat est vrai pour n=0, 1 ou 2, s’il faut décrire un ensemble qui vérifie des propriétés, montrez que l’ensemble est non vide en trouvant un exemple simple, etc. A ce moment le colleur vous donnera des indications, et c’est votre réaction à ces indications qui lui permettront de vous évaluer. Il faut par contre absolument éviter de dire des choses grossièrement fausses… On ne vous en voudra jamais de ne pas trouver seul une astuce complexe, ou de ne pas penser à une démarche originale. Par contre on vous reprochera vos erreurs de raisonnement, ou pire encore, d’essayer de « pipeauter » votre interrogateur!! Soyez honnête, et dialoguez avec lui. Expliquez où vous bloquez, et il vous aidera. Vous ne le réalisez pas nécessairement, mais ce moment que vous passez avec un interrogateur sont précieux, profitez-en pour poser des questions, ou en tout cas échanger le plus possible sur les notions en jeu.Si la colle ne s’est pas bien passée, il est primordial de noter les exercices que vous avez eus, et de vérifier que vous savez les refaire. Cette démarche s’avérera payante, car les exercices que l’on vous donne en colle sont très souvent des exercices classiques qu’il faut savoir faire. Enfin, après la colle, n’hésitez pas à demander à vos camarades de votre groupe les exercices qu’ils ont eus! Cela vous permettra de constituer une culture générale d’exercices, qui sera un atout clé pour la réussite aux concours.

Demandez-nous conseil!

Par ailleurs, sachez que l’équipe de Cours Des Grands est constituée d’enseignants passionnés par les Mathématiques et la prépa, n’hésitez donc surtout pas à nous solliciter si vous avez des questions sur les colles! Vous pouvez par exemple demander un rendez-vous en visioconférence via notre plateforme de booking. Ce rendez-vous est évidemment gratuit, et vous permettra de demander conseil à un des membres de notre équipe, qui sont en général de jeunes étudiants ou diplômés des meilleures Grandes Ecoles. Donc si vous galérez sur un exercice de colle, n’hésitez pas! ?

 

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Dois-je redoubler ma deuxième année de prépa?

Dois-je redoubler ma deuxième année de prépa?

Lors des résultats des concours, les élèves de prépa scientifique ou commerciale qui n’ont pas eu des résultats satisfaisants se posent tous la même question : dois-je redoubler ma deuxième année et retenter ma chance l’année prochaine? Devrais-je prendre le risque d’avoir une école finalement moins bonne que celle que j’ai obtenue cette année? Nous allons répondre à toutes ces questions dans cet article!

Seul le nom de l’école compte

S’il ne fallait ne retenir qu’une seule chose, c’est celle ci: sachez que lorsque vous postulerez à vos premiers emplois, seul le nom de votre école pourra éventuellement jouer un rôle; jamais on ne vous demandera si vous l’avez intégrée en 3/2 ou en 5/2, en carré ou en cube. Donc ne vous dîtes surtout pas qu’il ne faut pas redoubler votre deuxième année car potentiellement cela risque d’être mal perçu par le marché du travail; ce n’est absolument pas le cas. Par ailleurs, même si nous ne disposons pas de statistiques fiables à ce sujet, d’après notre expérience, il est finalement assez rare que des étudiants obtiennent des résultats moins bons qu’en 3/2 (ou qu’en carré). Mais cela arrive! Sans vouloir rajouter de la pression sur vos frêles épaules, souvenez-vous également que dans certains milieux, votre école peut avoir un impact pendant de très longues années. Lisez les journaux, regardez la télévision… Les diplômes des uns et des autres sont très souvent utilisés comme des sources de légitimité (très souvent à tort….), et ce plusieurs dizaines d’années après la réussite à ces fameux concours. Sans compter la solidité de certains réseaux d’anciens, qui peuvent avoir un rôle dans votre vie professionnelle, pendant très longtemps. Ayant ces éléments en tête, vous devez comprendre que les choix éventuels que vous serez amenés à faire sont des choix qui auront un impact sur le long terme. Vous devez donc bien réfléchir!

Application des probabilités dans la vraie vie

Concrètement, la seule question que vous devez vous poser est celle-ci: compte tenu du travail fourni cette année, de mon niveau, et de mes résultats, est-il probable que l’année prochaine j’intègre une école largement meilleure que l’école obtenue cette année? Pour répondre à cette question, vous devez d’abord comparer les résultats que vous avez obtenus à l’issue des concours, avec les résultats que vous étiez censés obtenir compte tenu de vos classements durant l’année, et des statistiques de votre prépa. C’est cette différence éventuelle qui doit vous amener à prendre votre décision. Par ailleurs, vous devez avoir conscience du fait qu’une année de travail supplémentaire peut avoir un impact très important sur vos résultats. Même en Mathématiques, plus vous passez du temps à travailler des concepts, à les manipuler, plus vous aurez du recul sur ceux-ci. Ne pensez surtout pas que votre niveau en Mathématiques relève uniquement de « l’inné ». Comme pour tout, plus vous avez du temps pour travailler une discipline, plus vous deviendrez bon. Enfin, comme vous le savez sans doute, les redoublants ont souvent des points de pénalité, (ou une absence de points de « bonification », ce qui revient à la même chose….). Donc redoubler constitue toujours un risque, évidemment. Voyons-y plus clair, en étudiant les cas de figure les plus simples.

 

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Etude de cas

Premier cas de figure: vous avez eu des résultats « catastrophiques ». Cette situation est finalement la plus simple; si vous avez eu de très mauvais résultats lors des concours, (problèmes de santé, problèmes personnels, accident dû au stress….) il est dans ce cas évident que vous devriez retenter votre chance l’année prochaine. Comme expliqué plus haut, de «très mauvais résultats » sont des résultats largement moins bons que ce à quoi vous pouviez vous attendre légitimement compte tenu de vos résultats à vos DS tout au long de l’année. Dans ce cas de figure, redoublez, il est très peu probable que vous ayez les mêmes résultats l’année prochaine. Deuxième cas de figure: vous êtes dans une prépa prestigieuse, vous visiez une excellente école, mais vous l’avez ratée de peu. Par exemple, vous êtes en ECS à Louis le Grand, et vous avez eu l’EDHEC, ou bien vous êtes en PSI* à Ginette, et vous avez eu une Centrale de province. Dans cette situation, nous vous conseillons là aussi de redoubler. Compte tenu des statistiques de ces prépas, il est fort probable que l’année prochaine vous ayez une école encore plus prestigieuse, et à moins que vous ayez très mal vécu vos deux années de prépa, nous vous recommandons de retenter votre chance.

Troisième cas de figure: vous avez eu une école largement meilleure que ce à quoi vous vous attendiez compte tenu de vos notes durant l’année. Dans ce cas, il est raisonnable d’intégrer dès cette année, il n’est pas nécessaire de prendre le risque d’avoir une école moins bonne l’année prochaine! En dehors de ces situations, le cas le plus fréquent est le cas d’élèves qui ont eu des résultats plus ou moins conformes à leurs attentes, mais qui songent tout de même à retenter leur chance. Dans ce cas de figure, votre décision ne sera pas facile à prendre, mais ce sera une décision que vous devrez assumer jusqu’au bout. Elle correspond finalement à votre profil psychologique: êtes vous plutôt adepte des prises de risque, et êtes vous plutôt portés sur le long terme? Et par ailleurs, avez-vous pris du plaisir à travailler durant ces deux dernières années? Dans ce cas de figure, tentez votre chance, vous pourrez potentiellement avoir une super école, et personne ne se souviendra que vous avez dû redoubler pour obtenir ce concours. 

 

Si par contre vous ne voulez pas prendre de risque, et surtout si vous n’avez pas très bien vécu ces deux dernières années, alors intégrez le coeur léger; c’est une page importante de votre vie d’étudiant qui vient de se tourner!

Demandez-nous notre opinion!

Chaque situation est unique, donc si vous voulez notre opinion sur votre cas personnel, n’hésitez pas à nous solliciter! Notre équipe de Cours Des Grands est constituée de passionnés par les Mathématiques et la prépa, et nous sommes tous passés par une Grande Ecole, nous vous donnerons un avis sincère et bienveillant ? . Il suffit pour ça de réserver un rendez-vous (totalement gratuit évidemment…) via notre plateforme de booking

 

Enfin, gardez en tête que cette décision reste une décision personnelle, et dépend principalement de votre ressenti. Ce type de choix ne saurait être purement « rationnel », et comporte, comme beaucoup de choix de vie, une part de risque. Mais n’oubliez pas, « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » ?

 

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Comment travailler en prépa?

Comment travailler en prépa?

Voici les dix commandements des Cours des Grands…

La prépa est une période intense, et il n’est pas si facile d’apprendre à travailler, surtout quand on a eu l’habitude de ne pas avoir de difficultés au lycée. Voici donc notre « décalogue », les dix commandements des Cours des Grands pour réussir sa prépa et intégrer l’école de ses rêves!

1- En cours tu suivras

C’est le premier facteur de réussite de votre scolarité en prépa! Au cas où vous ne l’auriez pas réalisé, vous passez la majeure partie de votre temps en cours, et vous verrez sans doute votre enseignant de Mathématiques plus que vos propres parents! Il est donc important que vous suiviez vos cours de manière efficace. Même si parfois, ce n’est pas si facile….

Car peut-être pour la première fois de votre scolarité, il est possible que vous ne comprenez pas toutes les notions que votre enseignant introduit en cours en direct. Vous allez apprendre à gérer cela, et ce ne sera pas toujours évident. Le meilleur moyen est d’être à jour au niveau des différents chapitres, et même d’essayer d’anticiper autant que possible les notions que vous allez aborder.

“Imaginez que vous manquez deux ou trois épisodes de Game of Thrones; la série devient tout simplement incompréhensible.”

N’oubliez pas que les chapitres des différentes disciplines théoriques enseignées en prépa sont rarement indépendantes, donc si vous comprenez très mal un chapitre de Mathématiques par exemple, il est fort probable que cela ait un impact sur la suite. Imaginez que vous manquez deux ou trois épisodes de Game of Thrones; la série devient tout simplement incompréhensible. Et bien en prépa c’est la même chose!!

De manière générale, votre temps est précieux, donc autant que possible essayez de comprendre le maximum de choses en cours, évitez d’apprendre l’essentiel de votre cours durant votre temps de travail personnel, à la bibliothèque ou chez vous…

2-Des questions tu poseras

“Soyez mature, votre objectif est de comprendre, pas de paraître pour un élève intelligent aux yeux des autres.”

Nous sommes tous passés par là. Dans la mesure où vous êtes nombreux en classe (entre quarante et cinquante élèves en moyenne), il est parfois intimidant d’oser poser des questions. Par ailleurs vous pensez sans doute que les autres comprennent parfaitement, et que vous êtes le seul à ne pas saisir. Vous craignez de poser une question totalement hors-sujet, qui suggérerait que vous n’avez absolument rien compris, que vous êtes une erreur de casting… Mais vous devez comprendre que ce n’est sans doute pas le cas, et que d’autres élèves sont aussi dans cette situation, donc osez! Soyez mature, votre objectif est de comprendre, pas de paraître pour un élève intelligent aux yeux des autres.

Par ailleurs, quand bien même vous poseriez une question à laquelle votre enseignant répond sèchement, ou qui provoque l’hilarité de la classe, vous aurez alors justement compris que vous devez revoir ces notions depuis le début, et ces réactions auront servi de signal. Votre objectif est de réussir des concours exigeants, et pour cela vous devez au maximum profiter de votre encadrement. La plupart du temps vos enseignants répondront avec plaisir à vos questions. Si ce n’est pas le cas, (c’est assez rare, mais malheureusement cela arrive…) alors vous devrez travailler efficacement en dehors des cours…

3-Beaucoup tu travailleras

D’après nous, en décidant d’étudier en prépa, vous devez accepter de travailler énormément. Le jeu en vaut la chandelle, croyez-nous. Donc vous devez travailler autant que possible, en prenant soin de ne jamais sacrifier votre temps de sommeil, et de toujours consacrer quelques heures par semaine à des activités extra scolaires (sport, sorties…). Nous ne pouvons pas vous donner un nombre d’heures quotidiennes de travail précis, nous ne pensons pas que ce soit une métrique pertinente. Nous savons par contre que si vous êtes un élève sérieux et travailleur, vous aurez souvent l’impression de ne pas en faire suffisamment et de ne pas être à jour. Ce sentiment est naturel, rassurez-vous. C’est pour cela que le plus important est d’être le plus efficace possible, et surtout d’apprendre à établir des priorités dans votre travail.

“Tant que vous n’êtes pas capable de réécrire les définitions, les théorèmes et les démonstrations principales, vous n’avez tout simplement pas compris!!”

4-Ton cours tu apprendras (et surtout tu comprendras!)

On ne le répétera jamais assez, vous ne progresserez jamais dans les disciplines scientifiques si vous comprenez de manière superficielle les notions vues avec votre enseignant. Avant d’attaquer des exercices tous azimut, privilégiez la compréhension des concepts. Pour cela, nous pensons que la meilleure manière est de noter la structure de votre cours sur une feuille blanche (la liste des chapitres et des sous chapitres), et pour chacun des sous chapitres, de vérifier que vous connaissez la définition et les propriétés des notions en jeu. Cette démarche peut paraître fastidieuse, mais faîtes-nous confiance, elle est d’une efficacité redoutable! Elle vous force à sortir de la situation passive du lecteur, dans laquelle vous avez l’illusion de comprendre ce que vous lisez. Tant que vous n’êtes pas capable de réécrire les définitions, les théorèmes et les démonstrations principales, vous n’avez tout simplement pas compris!!

5-Les colles et les DS tu privilégierais

C’est un point qui est naturel pour certains élèves, beaucoup moins pour d’autres: il est quasiment impossible de faire tout ce que vos enseignants vous demandent de faire, donc autant que possible, vous devez établir des priorités. Et vous devez donc privilégier vos devoirs sur table et vos colles. Non pas parce que vos notes de colle et de DS sont importantes en elles mêmes; après tout le plus important est ce que vous ferez le jour du concours. Mais parce que vous devez considérer les colles et les DS comme une formidable opportunité de vous évaluer, de savoir où vous en êtes dans votre processus d’apprentissage. C’est d’ailleurs ce qui fait la grande différence entre étudier en prépa et préparer les concours en candidat libre: vous avez la chance de pouvoir fréquemment savoir où vous en êtes.

“Par ailleurs, plus que vos notes en elles-mêmes, ce sont vos classements qui ont une signification”

Par ailleurs, plus que vos notes en elles-mêmes, ce sont vos classements qui ont une signification. Au cas où ne l’auriez pas réalisé, les statistiques d’intégration d’une prépa donnée varient finalement assez peu d’une année à l’autre. Par ailleurs, il existe évidemment une corrélation très forte entre votre classement dans une prépa donnée, et l’école intégrée. Donc autant que possible, pour vous évaluer, regardez votre classement actuel, et renseignez-vous sur le type d’école que vous pouvez espérer avec ce type de classement. C’est au fil de vos notes à vos différents DS et à vos différentes colles que se formeront vos ambitions en terme d’école que vous visez, et que vous ajusterez éventuellement le tir si ces écoles ne sont pas à la hauteur de vos espérances du début d’année.

 

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6-Les exercices tu referas

C’est quelque chose que l’on répète systématiquement durant nos séances à Cours des Grands. Même si ce n’est pas une démarche naturelle pour la plupart des élèves, il est absolument indispensable de refaire au propre les exercices que vous n’avez pas été capables de faire pas vous-même. Ne perdez pas votre temps à faire des exercices inédits si vous avez du mal à refaire des exercices traités par votre enseignant en classe. Ce n’est qu’après avoir vérifié que vous savez refaire ces exercices que vous pouvez attaquer des exercices nouveaux. Contrairement à ce que vous croyez, cette étape est également primordiale pour travailler votre créativité.

Par ailleurs, après chacune de vos colles, notez les exercices que vous avez eus, ainsi que leur correction. Là aussi, il sera très efficace de vérifier que vous savez refaire tous ces exercices quelques semaines plus tard. Tout ce travail vous permettra de vous construire une culture générale d’exercices, comme nous l’expliquons dans notre eBook.

7-Tes devoirs sur table tu reliras

Le moment où vos enseignants vous rendent vos copies d’un devoir sur table est en général assez stressant. Et lorsque vous avez un mauvais classement, la première réaction est de vouloir passer à autre chose, ou alors, (et c’est sans doute le plus ridicule….) de relire sa copie pour espérer repérer quelques points que le professeur aurait oublié dans le décompte final…

Ces deux attitudes ne servent absolument à rien d’un point de vue pédagogique. Vous n’avez sans doute pas le recul suffisant pour le réaliser, mais votre copie et sa correction sont précieuses. Vous devez donc relire votre copie et analyser sa correction, non pas pour récupérer quelques points, mais pour répondre à cette question: “quelle est la proportion de choses fausses que j’ai écrites?”

C’est une question incroyablement importante! Pour une note donnée, une copie parsemée de ratures de votre professeur au stylo rouge ne signifie pas du tout la même chose qu’une copie où tout est juste, mais où vous n’avez pas réussi à répondre à beaucoup de questions. Car vous devez à tout prix éviter d’écrire des choses fausses! Une copie avec beaucoup de ratures signifie que vous avez mal compris certains concepts, vous devez donc absolument comprendre pourquoi vous avez perdu des points. Vous devez autant que possible être convaincu d’avoir écrit des bêtises, et surtout ne pas éluder certaines difficultés. Ce n’est pas une démarche toujours facile, car il n’est pas agréable de se confronter à ses erreurs, mais c’est une démarche payante.

“Mais par contre, à « niveau intrinsèque » égal, la force de caractère et la motivation sont clairement des paramètres qui auront beaucoup d’influence sur vos résultats.”

8-Aucune matière tu ne négligeras

Il est toujours fascinant de voir comment certains élèves de prépa scientifique ou commerciale ne sont pas toujours au courant des coefficients des différentes matières aux concours. Aux écrits des Mines par exemple, l’épreuve de Français est coefficient 5, alors que la somme des coefficients des épreuves de Mathématiques est 9; le français représente donc plus de la moitié des coefficients des maths. Est ce que les élèves de prépa scientifique respectent ces proportions dans les temps de travail respectifs qu’ils consacrent à ces disciplines? En général pas du tout! Or gardez en tête que pour intégrer, chaque point compte. D’autant qu’il est beaucoup plus facile de gagner des points dans une discipline où a priori on a des difficultés que dans une discipline où l’on est plutôt bon. Donc essayez d’optimiser les temps de travail que vous allouez aux différentes matières, et n’en négligez aucune!!

9- Un moral d’acier tu garderas

Nous le savons très bien, la prépa est une période difficile émotionnellement et psychologiquement. Et sachez le, même les élèves qui intègrent les meilleures écoles ont rarement eu des trajectoires « linéaires » durant leur prépa, et ont dû gérer des déconvenues. Vous devez donc faire preuve de caractère. Encore une fois, nous ne prétendons pas que tous les élèves de prépa peuvent intégrer les meilleures écoles, ce serait un mensonge. Mais par contre, à « niveau intrinsèque » égal, la force de caractère et la motivation sont clairement des paramètres qui auront beaucoup d’influence sur vos résultats. Donc rappelez vous de toujours vous donner à 100%, quelle que soit l’issue des concours, vous serez fiers de votre travail, et vous n’aurez aucun regret!

10-L’esprit concours tu fuiras

C’est un sujet peu abordé, et pourtant il est d’après nous d’une grande importance: l’ambiance dans votre classe joue un rôle dans votre réussite aux concours. Vous devez autant que possible contribuer à mettre en place une atmosphère d’entraide entre vous, et surtout pas une atmosphère de compétition. Evidemment vous préparez un concours, mais vous êtes en compétition avec les milliers d’élèves qui sont dans votre filière, pas avec la quarantaine d’élèves qui sont dans votre classe. Au contraire, vous avez bien plus intérêt à vous échanger vos fiches, à travailler en petits groupes et à vous entraider. Cet état d’esprit vous sera d’une grande aide!

10 bis-A nous solliciter tu n’hésiteras pas! ?

Si vous n’avez jamais été un élève de Cours des Grands, sachez que notre équipe est constituée d’enseignants passionnés par les Mathématiques et la prépa, n’hésitez donc surtout pas à nous solliciter si vous avez des questions! Vous pouvez par exemple demander un rendez-vous en visioconférence via notre plateforme de booking. Ce rendez-vous est évidemment gratuit, et vous permettra de demander conseil à un des membres de notre équipe, qui sont en général de jeunes étudiants ou diplômés des meilleures Grandes Ecoles. Donc si vous galérez sur un exercice, n’hésitez pas! ?

 

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En quoi certaines prépas sont des lieux d’exception?

En quoi certaines prépas sont des lieux d’exception?

A la vue des résultats d’intégration des différentes prépas, il est légitime de se poser la question: qu’est ce qui explique de telles différences? Quelles sont les paramètres qui expliquent que certaines prépas ont des résultats aussi impressionnants?

 

Des élèves brillants

D’après notre expérience, le premier facteur, et de loin, est le niveau des élèves qui y étudient. Tous les enseignants de disciplines abstraites le savent: certains élèves sont incroyablement plus doués que d’autres. Et pour réussir les concours les plus prestigieux, il faut avoir nécessairement des facilités dans les disciplines à fort coefficient. Le premier mérite de ces établissements, est donc d’attirer ces élèves. Ces prépas ont réussi à enclencher un cercle vertueux au fil des années: réussir à réunir de très bons élèves, qui ont d’excellents résultats aux concours, ce qui permet de continuer à attirer de très bons élèves les années suivantes (fameuse confusion corrélation/causalité…). C’est ce mécanisme que connaissent très bien les prépas commerciales privées, qui démarrent avec de petites promos, mais avec de très bons élèves (où parfois même les meilleurs élèves payent des frais de scolarité moindre). Puis ces élèves intègrent d’excellentes écoles, ce qui attirera de nombreux autres élèves les années suivantes.

Les initiés le savent, devenir enseignant de Mathématiques en MP* dans une des prépas de première catégorie est réservée à une élite”

Des enseignants exceptionnels

Ensuite évidemment, la qualité du corps enseignant joue un grand rôle dans ces résultats. Les initiés le savent, devenir enseignant de Mathématiques en MP* dans une des prépas de première catégorie est réservé à une élite. Pour pouvoir enseigner à des élèves brillants (dont les gagnants des concours généraux de Mathématiques, Physique….), il faut avoir été soi-même un ancien élève brillant. Ce sont donc très souvent des professeurs qui ont fini dans les trois premiers à l’agrégation, Normaliens ou Polytechniciens, avec de nombreuses années d’expérience.

 

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Une culture particulière

Enfin, et c’est un point rarement évoqué, un des éléments à nos yeux déterminant, est ce que l’on pourrait appeler une culture d’établissement extrêmement forte.

D’après nos années d’expérience, nous savons qu’un des éléments qui peut empêcher certains élèves de réussir des concours difficiles, en plus évidemment des facteurs académiques, est l’aspect psychologique. Autrement dit de nombreux élèves se disent « ce n’est pas pour moi, je n’ai pas le niveau suffisant ». Or, dans ces établissements, les élèves bénéficient de l’avantage de savoir qu’ils sont dans des établissements avec de très forts pourcentages d’intégration dans les écoles de rang A, ce qui rend toutes leurs ambitions accessibles. Ils connaissent des élèves plus âgés qu’eux, qui avaient des classements moyens mais qui ont réussi à intégrer Polytechnique ou HEC.

 

Les élèves bénéficient donc d’une « culture de la gagne » (pour reprendre le vocabulaire du football!), ce qui les rend ambitieux, et surtout les aide à réaliser ces ambitions!

“Ainsi, quand bien même vous étiez confronté à des difficultés, ces années représenteront une expérience d’une grande valeur”

Conseil Cours des Grands 

Enfin, si vous avez l’opportunité d’être accepté dans une de ces prépas, courez-y. N’écoutez pas les personnes qui vous diront « le niveau est trop élevé, tu n’y arriveras jamais! ». La vérité est que vous n’en savez rien a priori. Ce que vous savez, c’est que l’administration de ce lycée a considéré que vous aviez le niveau suffisant pour y étudier, ce qui est déjà très bon signe.

Quelle qu’en soit l’issue, ce sera une expérience de vie très forte. Vous serez encadré par certains enseignants excellents, vos camarades de classe seront d’une intelligence rare, et très souvent viendront des quatre coins de France, et du monde francophone. Ainsi, quand bien même vous étiez confronté à des difficultés (mauvaise notes, stress… et c’est effectivement probable) ces années représenteront une expérience d’une grande valeur, aussi bien sur le plan personnel qu’académique.

 

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Comment remonter la pente lorsqu’on est en difficulté?

Comment remonter la pente lorsqu’on est en difficulté?

La perte de confiance en soi

Les études en prépa peuvent être mal vécues par les étudiants. Beaucoup d’entre eux étaient très bons, voire excellents en Terminale, et doivent désormais affronter pour la première fois de leur scolarité des mauvaises notes, des appréciations sévères de la part de leurs enseignants, des remarques désobligeantes de leurs colleurs… Cela a un impact énorme sur leur psychologie, et notamment sur leur confiance en soi. Cette perte de confiance a un effet terrible sur leur motivation, et également sur leurs capacités cognitives. On ne le répétera jamais assez, en Mathématiques, il est fondamental d’avoir confiance en ses raisonnements pour pouvoir établir une démonstration.

Nous allons à travers cet article tenter de comprendre comment tout ceci arrive, et surtout comment faire pour sortir de ce cercle vicieux.

 

Happiness = Reality – Expectations

Comme souvent, les Anglo Saxons ont le sens de la formule. Pour les moins anglophones d’entre vous, cela signifie « Bonheur = Réalité – Attentes ».

Cette phrase résume assez bien la raison du désarroi de beaucoup d’élèves de CPGE. La plupart des préparationnaires ont en effet choisi ce cursus en raison d’une ambition intime. En tant qu’ancien bon élève, vous pensiez que vous pourriez avoir accès aux meilleures écoles à condition de travailler dur. Il est d’ailleurs probable que ces attentes étaient partagées par votre famille, vos meilleurs amis. L’investissement affectif n’en est que plus important.

“Votre objectif n’est pas d’avoir nécessairement Polytechnique ou HEC, mais d’avoir la meilleure école possible compte tenu de vos capacités.”

Puis vient la « Réalité ». La réalité, ce sont des mauvaises notes à vos DS, des notes de colle médiocres malgré un travail important… Et parfois des commentaires négatifs de la part de vos enseignants. Ajoutez à cela l’impression que certains élèves excellent avec un travail beaucoup moins intense que le vôtre, et on comprend aisément que la quantité « Réalité-Attentes » est très, très négative. D’où ce sentiment de désarroi que malheureusement nous observons beaucoup trop souvent à Cours des Grands.

Le problème est d’autant plus aigu que cette tristesse peut s’accompagner d’une dévalorisation de soi, et d’une perte totale de confiance en soi. Ainsi il m’est arrivé à de nombreuses reprises, lorsque je collais des élèves de MPSI, ou en cours à Cours des Grands, de poser des exercices qui étaient quasiment de niveau Terminale S, et d’observer que les élèves n’étaient alors plus capables de résoudre des exercices qu’ils auraient été parfaitement à même de faire quelques mois auparavant. Ils avaient intériorisé l’idée qu’il était normal qu’ils ne sachent résoudre aucune question. Ils avaient perdu l’envie de chercher, et le plaisir de résoudre un exercice de Mathématiques.

Or s’il est malhonnête de prétendre que n’importe quel élève peut résoudre un exercice de Mathématiques, nous pensons par contre qu’il est totalement possible d’acquérir un état d’esprit qui permette de « maximiser » son potentiel, et d’enclencher un cercle vertueux pour pouvoir reprendre goût au travail et pouvoir enfin progresser.

La lucidité sur ses limites personnelles

La première étape dans ce processus est selon nous une forme de lucidité sur une réalité cruelle: non, nous ne sommes pas tous égaux face à l’abstraction et face aux Mathématiques. Et figurez-vous que plus vous côtoyez des élèves brillants, plus cette inégalité est grande. Votre serviteur a intégré Polytechnique après une MP* au lycée Louis le Grand. J’étais passionné par les Mathématiques, que je travaillais, beaucoup, avec amour! Et pourtant je peux vous l’assurer: j’étais un élève anonyme dans ma classe. Les meilleurs élèves de ma classe étaient beaucoup, beaucoup plus forts que moi, et ce alors que certains d’entre eux passaient leur temps à jouer de la guitare dans leur chambre d’internat, ou à jouer aux échecs sans échiquier, « à l’aveugle »…

“En consacrant du temps à refaire les exercices vus en cours , vous améliorerez votre compréhension des notions mises en jeu, et surtout vous saurez faire des choses correctement”

Cette réalité ne doit pas vous déprimer, mais simplement vous amener à devenir humble. Et ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les meilleurs étudiants en Mathématiques sont d’une humilité déconcertante. Ils savent à quel point tout est relatif. Même les lauréats du Concours Général de Mathématiques, lorsqu’ils se mesurent à d’autres élèves brillants d’autres pays lors des Olympiades Internationales, réalisent que certains étudiants sont beaucoup plus doués qu’eux. Comme on ne cesse de le répéter à Cours des Grands, on est toujours l’idiot d’un autre.

 

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Reprendre du plaisir à travailler

Par ailleurs, nous observons malheureusement que de nombreux élèves travaillent d’une manière parfaitement inadéquate. Très souvent, ceux-ci travaillent sur des exercices nouveaux et compliqués, issus de certains ouvrages, n’y arrivent pas, puis regardent la correction dans ce même ouvrage, et se disent systématiquement « mais je n’aurais jamais pu trouver cet exercice seul! ». Puis ils réessayent un nouvel exercice, et rebelote, ils n’y arrivent toujours pas…

Cette méthode ne vous fera jamais progresser, et vous conduira inévitablement à la déprime.

Nous ne cessons de le répéter: lorsque votre enseignant a traité un chapitre, il vous a naturellement présenté des exercices d’application, plus ou moins simples, qui sont censés illustrer les concepts présents dans ce chapitre. Ce sont ces exercices que vous devez traiter en priorité! Vous devez les REFAIRE, et non les relire. Vous pouvez bien sûr les relire dans un premier temps, mais tant que vous n’êtes pas capables de les refaire, il ne faut rien traiter d’autre!!!

 

Pourquoi insister là dessus? Parce que c’est justement le fait de savoir faire des choses correctement, mener des raisonnements à leur terme, qui vous permettra de reprendre confiance en vous. Ce n’est pas si grave d’avoir du mal à trouver une astuce lors d’un exercice inédit. Mais il est par contre grave de perdre confiance en sa capacité à démontrer un résultat, même simple. C’est justement pour ça que l’apprentissage de votre cours est si importante.

En consacrant du temps à refaire les exercices vus en cours (chose qui n’est pas naturelle pour beaucoup d’étudiants, nous le savons très bien), vous améliorerez votre compréhension des notions mises en jeu, et surtout vous saurez faire des choses correctement. Et savoir faire des exercices correctement vous redonnera confiance en vous. Avec le temps vous parviendrez également à résoudre des exercices plus compliqués!

Se battre, parce que le jeu en vaut la chandelle

Il est important d’après nous que vous ayez conscience du jeu auquel vous jouez. Votre objectif n’est pas d’avoir nécessairement Polytechnique ou HEC, mais d’avoir la meilleure école possible compte tenu de vos capacités. Et pour pouvoir arriver à vos fins, nous pensons qu’il est important que vous ayez une chose à l’esprit: ce sera sans doute la dernière fois de votre scolarité que vous travaillerez autant. Vous devez donc vous donner à fond, pour ne jamais avoir de regrets. Peut-être que vous n’intégrerez pas l’école dont rêvaient vos grands parents, mais ce n’est pas très grave: vous vous serez battus jusqu’au bout. Vous réaliserez ensuite que votre école n’est qu’une étape dans votre parcours de vie, et vous serez fiers de n’avoir rien lâché.

D’autres l’ont fait avant vous!

Enfin, sachez le, même en Mathématiques, il est possible de progresser énormément. Evidemment pour cela vous devez être motivé! Il suffit de voir le nombre d’élèves qui intègrent des écoles prestigieuses après avoir redoublé leur deuxième année et avoir eu des résultats médiocres aux concours… Nous avons ainsi vu des dizaines d’élèves, travailler consciencieusement, et améliorer leurs résultats, DS après DS. Donc ne lâchez rien!

Enfin, si vous avez besoin de conseils, n’hésitez pas à nous solliciter! Vous pouvez directement réserver un rendez-vous en visioconférence avec un des membres de notre équipe via notre plateforme de booking; nous nous ferons un plaisir de vous conseiller ? .

 

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Mais au fait, pourquoi faire une grande école?!

Mais au fait, pourquoi faire une grande école?!

Avertissement au lecteur: c’est un article plus long que les autres! Mais nous avons voulu creuser ce sujet compliqué en étant pédagogue et honnête, et si vous le lisez jusqu’au bout, vous comprendrez beaucoup de choses que vos enseignants ne vous disent pas nécessairement, alors faîtes nous confiance! ?

L’univers des classes préparatoires aux grandes écoles est un univers très particulier. Il est d’ailleurs peu lisible pour les parents qui n’y ont pas eux-même poursuivi leurs études. C’est un milieu d’initiés, où les hiérarchies sont subtiles et nombreuses.L’objectif de cet article est donc de revenir sur les grands axes qui caractérisent ce milieu, et d’en expliquer les enjeux, de notre point de vue.

Et déjà, pourquoi faire des études?!

Cette question peut paraître naïve, mais comme très souvent, les questions les plus naïves permettent une compréhension profonde, ici, du système scolaire, et des liens avec le monde économique.

“Avoir réussi ce concours dit des choses sur lui, sur sa capacité à mener des raisonnements logiques et abstraits, sa capacité de travail, son ambition, sa gestion du stress”

Beaucoup de personnes peuvent penser que le rôle des études supérieures est de permettre aux étudiants d’accumuler des savoirs et des savoir-faire, qui seront utilisés ensuite dans le monde professionnel. Si cette vision est réaliste dans certains domaines (la médecine, le droit…), elle n’est absolument pas pertinente dans l’univers des CPGE, où les étudiants n’ont que très rarement une idée claire sur le métier qu’ils exerceront plus tard. Par ailleurs, les enseignements délivrés en classe préparatoire, très théoriques, ne seront que peu utilisés par les étudiants une fois insérés dans le marché du travail (sauf pour ceux qui se destinent à une carrière universitaire, dans la recherche ou l’enseignement).

 

C’est d’ailleurs une des spécificités du cursus prépa-grande école. Il est destiné aux étudiants ambitieux, qui pour la plupart n’ont pas encore d’idée très précise sur la profession qu’ils veulent exercer. Le diplôme qu’ils pourront acquérir à l’issue de cinq ans d’étude (2 voire 3 ans de prépa, puis 3 années en écoles) leur permettra d’accéder à des métiers très divers: enseignant, banquier d’affaire, ingénieur, consultant, ou même avocat… Certains métiers nécessiteront évidemment une spécialisation en école, ou via un master en parallèle de son cursus. Mais dans l’ensemble, le choix des professions est très vaste. Et il est très rare qu’une fois en poste, le jeune diplômé ait à résoudre des exercices de mathématiques, alors que cette discipline est centrale en prépa scientifique ou commerciale.

Mais si les connaissances acquises en prépa ne sont pas utiles pour exercer la plupart des métiers, quelle est la fonction de ce système? Et bien c’est assez simple, ce cursus a pour objectif de sélectionner, ou plus précisément, d’envoyer un « signal ».

La théorie du signal: quésaco?

La vision qui à nos yeux permet de comprendre cet univers de façon pertinente est la « théorie du signal », qui est une théorie en économie comportementale développée par Michael Spence, économiste américain, en 1973. Il n’est évidemment pas question ici de revenir sur les détails de cette théorie, mais d’en comprendre les grandes lignes.

L’idée est que la raison pour laquelle un étudiant diplômé de Polytechnique ou HEC sera mieux payé à la sortie de son école qu’un diplômé d’une CCP moyenne, n’est pas parce que le Polytechnicien aurait acquis des savoirs particuliers au sein de son école, mais principalement parce que le fait qu’il ait réussi le concours d’entrée envoie un « signal » aux recruteurs. Avoir réussi ce concours dit des choses sur lui, sur sa capacité à mener des raisonnements logiques et abstraits, sa capacité de travail, son ambition, sa gestion du stress…. Et ce sont des qualités particulièrement appréciés par les grandes entreprises.

“Etre bon en Mathématiques, signifierait que vous êtes dotés d’un fort sens logique, et que vous savez résoudre des problèmes abstraits et complexes”

Donc plus le concours est difficile à obtenir, plus le signal est fort. C’est bien pour ça qu’actuellement le baccalauréat a une valeur très faible sur le marché du travail, puisqu’il est réussi par 80% des lycéens …

La place centrale des Mathématiques dans ce processus:

Dans tout ce système, les Mathématiques occupent une place centrale, et c’est une spécificité française 

On notera qu’il est désormais très rare qu’un concours d’entrée à une grande école ne contienne pas de Mathématiques. Même les admissions parallèles en école de commerce nécessitent un bon score au fameux Tage-Mage, qui est censé évaluer en partie les aptitudes numériques et logiques.

Tout ce processus repose sur un parti-pris très fort: les Mathématiques permettraient de mesurer une forme d’intelligence particulière, et seraient d’une certaine manière une discipline « neutre », universelle, qui permet de sélectionner les individus. Etre bon en Mathématiques, signifierait que vous êtes dotés d’un fort sens logique, et que vous savez résoudre des problèmes abstraits et complexes. D’autant que les Mathématiques seraient une discipline où l’environnement familial joue un rôle marginal, et serait donc beaucoup plus « méritocratique ».

Nous ne sommes pas ici pour savoir si cette croyance repose sur une réalité, cela dépasserait largement le cadre de notre article! Mais il s’agit simplement de comprendre les grandes lignes du système scolaire.

Des classements, encore et toujours

Avec cette idée en tête, on comprend dès lors comment naissent toutes ces hiérarchies (très françaises, convenons-en encore une fois…). La hiérarchie des grandes écoles est ainsi très fortement corrélée au niveau en Mathématiques exigé aux concours d’entrée, donc pour les écoles d’ingénieur (hors ENS): Polytechnique, Centrale Paris et Mines de Paris, Centrale Lyon, plus ou moins au même niveau que Supélec et les Ponts…. Et pour les écoles de commerce: HEC, ESSEC, ESCP, EM Lyon…. Ces classements étant eux-même renforcés par les classement dans les vœux des étudiants.  

Le système des grandes écoles produit  ainsi une hiérarchie fine des facultés scolaires afin d’envoyer des signaux aux différents acteurs du monde du travail.

Il faut noter ici qu’une des raisons pour lesquelles ce système est assez peu lisible vu de l’étranger, est que les promotions sont constitués d‘assez peu d’élèves (Polytechnique a par exemple 400 élèves français par promotion, ce qui à l’échelle internationale est très faible), ce qui explique en partie les classements moyens de ces grandes écoles dans les classements internationaux, qui reposent sur de nombreux facteurs quantitatifs (nombre de publications, nombre d’étudiants.…)

Par contre cette extrême sélectivité permet une granularité très fine dans l’évaluation des capacités scientifiques d’un étudiant. L’Ecole Normale Supérieure, qui est l’école la plus sélective dans le recrutement des élèves issus des classes préparatoires scientifiques, est ainsi première mondiale dans le classement des établissements producteurs de prix nobel, rapporté au nombre d’étudiants diplômés de cette même école (lien ici). On remarquera donc que d’un point de vue purement académique, ce système est d’une efficacité redoutable pour repérer les futurs médaille Fields et autres prix Abel (voir l’article Yves Meyer étant lui même un Normalien…)

Le système des grandes écoles produit  ainsi une hiérarchie fine des facultés scolaires (intelligence mathématique et scientifique, aisance dans l’expression écrite et orale, etc.) afin d’envoyer des signaux aux différents acteurs du monde du travail (recruteurs, collègues, etc).

Evidemment, nous le savons parfaitement à Cours des Grands, il y a clairement une dimension arbitraire dans cette hiérarchie… Les concours se jouent parfois à trois fois rien, certains élèves les ratent à 0,1 point, ou les obtiennent car ils sont bilingues en anglais, d’autres les ratent car ils ont été bouleversés par une tragédie dans leur famille… Autrement dit, il n’y a rien de « scientifiquement exact » dans cette perception. Mais cette perception existe, et il faut juste en être conscient!

Par ailleurs, il faut également le souligner, certains métiers comportent une composante technique très importante, où un diplôme d’école d’ingénieur de rang A est pour le coup « objectivement » nécessaire. C’est le cas par exemple de certains métiers en finance de marché, ou dans la recherche. 

 

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Mais donc ça implique quoi dans la vraie vie?

Tout ceci implique que ce qui doit vous amener à prendre vos décisions d’orientation, en prépa ou ailleurs, n’est pas tant le savoir qui vous sera concrètement délivré dans telle ou telle filière, mais plutôt la valeur perçue du diplôme que vous obtiendrez à l’issue de cette formation. Et nous insistons sur ce mot: perçu!!!! Autrement dit la question n’est pas de savoir si réellement les diplômés de Centrale Paris sont « intelligents », mais de réaliser que beaucoup de gens le pensent, et c’est ce qui est important.

 

“Avec ce niveau de revenu, un jeune diplômé se situe déjà dans les 70% des salariés les mieux rémunérés en France”

Ces hiérarchies sont ainsi présentes dans les esprits des individus de certains milieux pour longtemps… Il n’est pas rare de rencontrer des gens d’un certain âge, très fiers dès que l’occasion leur en est donné, d’expliquer à leur auditoire qu’ils ont été diplômés de telle ou telle école il y a cela plus de 40 ans….

 

Salaires à la sortie….

Un des indicateurs de la réputation de ces écoles est comme vous l’imaginez le niveau des salaires à la sortie. Ainsi, d’après les enquêtes de la Conférence des Grandes Écoles, le salaire moyen à la sortie d’une grande école est approximativement de 35,000 euros bruts annuels. Pour avoir une idée sur ce niveau de rémunération, il est important d’avoir en tête la distribution des salaires en France. Avec ce niveau de revenu, un jeune diplômé se situe déjà dans les 70% des salariés les mieux rémunérés en France, alors qu’il n’a que 24 ans… Les diplômés de Polytechnique  ou d’HEC sont rémunérés en moyenne à la sortie d’école 45,000 euros bruts annuels, ce qui les situe dans les 85% des salariés les mieux rémunérés en France, là aussi à 24 ans…

Et donc si j’intègre pas une grande école, j’ai raté ma vie?!?

Malheureusement, et c’est une conséquence du système des prépas et des grandes écoles, nous observons à Cours des Grands énormément d’anxiété chez les étudiants et leur famille. Il y a une surévaluation de l’enjeu, alimentée par de nombreux discours selon lesquels le marché du travail est devenu trop compétitif, et où, sans diplôme de grande école, on ne pourrait pas mener une existence prospère et heureuse…. Cette idée est complètement fausse.

Dieu merci, le monde est bien plus complexe et multidimensionnel que ces hiérarchies simplistes auxquelles une minorité de personnes tient tant. Concrètement, votre diplôme peut avoir un impact, c’est vrai, lorsque vous postulez à vos premiers stages, et pour vos premières offres d’emplois après vos études. Certaines entreprises acceptent exclusivement des stagiaires venant d’un nombre très réduit de grandes écoles (c’est le cas de certains cabinets de conseil en stratégie, de certaines banques d’investissement, etc.). Par ailleurs, c’est vrai également, les recruteurs ont souvent des grilles de salaires, avec une hiérarchie qui correspond plus ou moins aux hiérarchies des grandes écoles, pour les jeunes diplômés.

Mais il y a tellement d’autres facteurs qui importent. Votre personnalité, votre motivation, votre intégrité, joueront un rôle bien plus important que vos diplômes dans votre vie professionnelle. Sans parler de votre réseau personnel, ou tout simplement de votre chance… Par ailleurs plus les années passent, plus votre « carrière » dépendra principalement de votre performance personnelle et de vos qualités propres, qui ne sont pas des qualités d’ordre scolaire.

“le voyage est plus important que la destination”

Notons également que tout ceci joue un rôle dans le marché du salariat, si vous décidez de créer votre entreprise, votre diplôme n’aura qu’un impact marginal sur votre réussite éventuelle.

Donc si durant vos études, au lycée ou en prépa, vous réalisiez que vous n’avez pas un niveau scolaire suffisant pour intégrer une grande école bien classée, n’en faîtes pas un drame! Il ne faut surtout pas que cela impacte votre confiance en vous, qui pour le coup est un élément essentiel pour mener à bien une existence sereine et heureuse.

Donc on se détend, on se donne à fond, et on prend du plaisir!

L’objectif de cet article n’est donc pas de rajouter de la pression sur les épaules des étudiants, mais simplement de donner un point de vue aussi objectif que possible, particulièrement à destination des personnes pour qui cet univers n’est pas familier. D’autant qu’il n’est pas aisé de dépeindre les liens entre le monde des grandes écoles et le monde économique en un article.

Mais si vous ne deviez retenir qu’une chose la voici: oui, des choses se jouent lors de vos études en classe préparatoire, donc si vous pensez que vous avez le niveau et que vous êtes motivé, foncez! Cela pourrait vous faciliter grandement la vie. C’est pour cela que vous devrez mettre toutes les chances de votre côté durant cette période, notamment en travaillant, beaucoup, pour ne jamais avoir de regret, et ainsi disposer du plus grand degré de liberté possible lors de votre entrée sur le marché du travail.

Mais si l’issue des concours n’est pas à la hauteur de vos ambitions, nous vous le disons très sincèrement, ce n’est pas la fin du monde, vraiment. La vie est pleine de surprises, de rebondissements, et un concours n’est qu’une étape dans votre parcours de vie. C’est bien la raison pour laquelle « le voyage est plus important que la destination », et qu’autant que possible, nous vous conseillons de prendre du plaisir durant ces deux années (voire trois, comme l’auteur de cet article!) très intenses, d’un point de vue scolaire, mais également personnel.

 

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